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5 fausses croyances liées au deuil

Posté le 2020/03/26

5 fausses croyances liées au deuilLes exemples sont infinis quant aux réactions que les gens peuvent avoir face à la douleur d’une personne. À moins d’être psychopathe, personne n’aime voir un proche, une personne chère souffrir. Et malgré nos bonnes intentions, ...

5 fausses croyances liées au deuil5 fausses croyances liées au deuil

 

    Les exemples sont infinis quant aux réactions que les gens peuvent avoir face à la douleur d’une personne. À moins d’être psychopathe, personne n’aime voir un proche, une personne chère souffrir. Et malgré nos bonnes intentions, il arrive que nous ne soyons pas aidant, pire, que notre réaction, nos paroles provoquent l’effet inverse. Pourquoi? Parce que nous vivons un malaise face à la douleur de l’autre et que, souvent, nous ne savons pas quoi faire. Mais aussi, parce que nous entretenons de fausses croyances face à la « perte », au deuil (lire mon article Le deuil, c’est quoi?).

 

« Il n’y a pas de plus grande souffrance que de bloquer la souffrance. »

- Jean Monbourquette

 

    Jean Monbourquette, spécialiste du deuil, croit que « Il n’y a pas de plus grande souffrance que de bloquer la souffrance. » Dans notre société, dans la façon que nous avons été éduqués, nous n’avons pas appris à réagir adéquatement face à la « perte », à vivre un deuil de façon constructive (lire mon article 56 réactions normales lorsqu’on vit un deuil). Cependant, il est crucial de résoudre les deuils de notre vie afin de pouvoir être en paix avec nous-même et jouir pleinement de la vie. 

    Pour être en mesure de résoudre ses deuils, il est utile, et même nécessaire, de connaître les fausses croyances liées au deuil afin d’être mieux outillé pour réagir face au deuil d’une personne près de nous ou même d’être en mesure de mieux réagir face à nos propres «pertes».

 

VOICI 5 FAUSSES CROYANCES LIÉES AU DEUIL (1).

 

 

1ère fausse croyance liée au deuil : « Le temps arrange les choses »

 

    Non, le temps n’arrange pas les choses. Certes, avec le temps, la douleur peut s’atténuer, s’amoindrir mais il est primordial de vivre ses émotions, faire un travail sur soi afin de résoudre adéquatement son deuil. Toutefois, devant notre désir d’éviter la souffrance chez l’autre, dire à une personne qui vit une perte que le temps arrange les choses, provoquera l’effet inverse en amenant la personne à attendre que la douleur disparaisse plutôt que d’affronter la réalité, vivre la souffrance et se mettre en action pour résoudre son deuil.

    Certains deuils prendront plus de temps que d’autres pour plusieurs raisons, entres autres, le lien d’attachement par rapport à cet objet, cette personne, l’importance qu’on lui accordait. Un autre facteur concerne les circonstances de la perte (par exemple, un accident versus une maladie). Évidemment, si la personne endeuillée a un bon réseau social autour d’elle pour l’accompagner, cela facilitera le processus de deuil. Un autre facteur est la personnalité de la personne endeuillée. Par exemple, l’autonomie et l’indépendance. Plus elle sera autonome et indépendante, plus le deuil sera facile. Ces traits de personnalité n’enrayent pas la douleur, mais sont des facteurs facilitant au processus de deuil.

    Le travail ne consiste pas à oublier l’objet de la perte, la personne, mais bien d’apprendre à vivre avec. Mieux encore, de faire de cette expérience douloureuse, pénible quelque chose de constructif, de faire des apprentissages et peut-être même d’aider les autres à résoudre leurs deuils. Donner un sens à cette douleur.

    Il est tout à fait normal de désirer le bien-être des personnes autour de nous, d’éviter qu’elles souffrent. Toutefois, il est nécessaire de passer par la souffrance pour résoudre un deuil. Le temps n’arrange rien dans le cas d’un deuil. Au contraire, elle crée des barrières pour jouir pleinement du futur.

    Que ce soit la mort d’un être cher, une peine d’amour, la perte d’un emploi, la naissance d’un enfant malade, handicapé, le travail de deuil nécessite du temps, de la persévérance et de la patience. Un deuil ne se fait pas en quelques semaines. D’autant plus qu’il arrive souvent qu’un deuil présent vienne raviver un ou des deuils du passé.

    Comme le mentionnent si bien Suzanne Bernard et Lucie Lavoie dans l’ouvrage Perdre sans se perdre, « Le travail du deuil, c’est d’abord et avant tout accepter de se laisser ballotter un certain temps avec le sentiment d’inconfort que cela entraîne. Il faut éviter de tout contrôler, car en agissant ainsi, on ne fait que bloquer le processus du deuil et retarder sa résolution. »

 

2e fausse croyance liées au deuil : « Arrête de pleurer, reviens-en! »

 

         Pleurer la perte est une étape cruciale du processus de deuil. Pour ce faire, il devient nécessaire d’apprendre à tolérer la douleur, la souffrance pour qu’elle devienne constructive, l’utiliser à notre avantage. Et le temps est très relatif pour la personne endeuillée.

         Les adversités de la vie ont l’avantage, pour qui veut bien évoluer, grandir à travers elles, de nous amener à nous dépasser, à puiser au fond de nous toutes les ressources nécessaires afin de pouvoir sortir enfin la tête hors de l’eau et continuer à avancer sur le chemin de la vie.

         Malheureusement, beaucoup de gens croient qu’une médication peut résoudre et guérir tous les maux. Or, il devient impossible de résoudre un deuil, si la personne n’est pas en contact avec la douleur.

         Être humain signifie ressentir des émotions agréables, mais aussi désagréables. Dans notre société axée sur la performance, ressentir des émotions devient nuisible, abject, inconcevable car, nous devons avoir du contrôler sur nos émotions! Toutefois, pensez-y, est-ce réaliste de vouloir avoir un plein contrôle sur ses émotions? La réponse est «NON!». On peut apprendre à les accepter et mieux les gérer, mais pas les contrôler complètement. Il est tout à fait normal de ressentir de la peine, de la colère, de la culpabilité lorsqu’on vit une « perte ». Toutefois, il y a plusieurs moyens écologiques et constructifs pour mieux les gérer (lire mon article Comment mieux gérer ses émotions).

 

3e fausse croyance liées au deuil : « Tourne la page et essaie d’oublier »

 

         Paradoxalement, dire à une personne qui vit un deuil de tourner la page et d’essayer d’oublier, non seulement ne l’aidera pas à oublier et tourner la page, mais elle réagira soit en fuyant sa souffrance soit en ressentant la peur d’oublier ce qui aura pour effet de retarder voire même, d’empêcher la résolution du deuil.

         Même si un deuil laisse des traces, des cicatrices, il est possible de grandir, d’évoluer à travers la douleur. Souvenez-vous qu’il ne sert à rien d’oublier. Au contraire, si vous oubliez, il est fort probable que vous reviviez la même situation afin d’apprendre à travers cette douleur et non d’oublier. Il est possible de se souvenir sans pour autant être perturbé au plan émotionnel. On se souvient sans être dans un état de désespoir et de souffrance. C’est ça, le processus de deuil.

 

4e fausse croyance liées au deuil : « Ton deuil est moins pire que le mien! »

 

    Comment peut-on comparer un deuil avec celui de l’autre? Chaque être humain est différent et vit les événements à SA façon. Chacun a une perception qui lui est propre par rapport aux gens, à la vie, à la mort… Et comme le disent si bien Suzanne Bernard et Lucie Lavoie : « Le pire deuil, c’est celui que chacun vit. »

 

« Le pire deuil, c’est celui que chacun vit. »

- Suzanne Bernard et Lucie Lavoie

 

5e fausse croyance liées au deuil : « Fais-moi signe quand tu iras mieux! »

 

         Le plus souvent, on s’imagine qu’il est préférable de rester seul avec sa peine, sa souffrance de peur de déranger l’autre, de l’importuner, de l’ennuyer avec nos malheurs. Or, il est prouvé que l’isolement nuit aux personnes qui souffrent. Le fait de parler de ce que l’on ressent, ce que l’on vit aide à extérioriser les émotions vécues et ainsi atténuer un peu la souffrance.

Encore une fois, le fait de ressentir un malaise et de ne pas trop savoir comment réagir face à la douleur de l’autre, peut pousser les gens à éviter le contact avec la personne endeuillée.

         Malgré toute leur bonne volonté, il arrive que des gens réagissent de façon malhabile face la douleur, la souffrance. Parfois, il suffit d’écouter, simplement, et d’accueillir la souffrance de l’autre avec douceur et bienveillance. Connaître les fausses croyances liées au deuil aident à ne pas tomber dans les phrases toutes faites et réagir d’une façon différente, plus adéquate, plus aidante.

 

Il est important de consulter afin d’être accompagné dans ce processus de deuil qui est le plus souvent douloureux. D’autant plus que dans notre société où tout va trop vite, nos proches ne sont pas toujours disponibles pour le faire.

  

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819-699-0388

 

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Référence :

(1) BERNARD, Suzanne, Lavoie, Lucie. Perdre sans se perdre. Loretteville. QC. Le Dauphin Blanc. 2004.

MONBOURQUETTE, Jean. Aimer, perdre et grandir. – L’art de transformer une perte en gain. St-Jean-sur-le-Richelieu. Les Éditions du Richelieu Ltée. 1983.

 

 

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