Toxicomanie

 

Toute la population peut être touchée par la toxicomanie sous toutes ses formes, peu importe leur sexe, leur âge, leur origine ethnique, leur niveau d’instruction ou leur statut professionnel. Qui n’a jamais pris de médicaments contre le mal de tête, une grippe ou tous autres maux? Toutefois, plusieurs études ont révélés qu’il y a des groupes plus à risque de toxicomanie que d’autres comme, par exemple, les femmes seraient plus susceptibles que les hommes de consommer des médicaments sur ordonnance (somnifères, analgésiques, tranquillisants, etc.) qui peuvent entraîner une dépendance. Les autochtones semblent présenter un risque plus élevé à développer une dépendance aux drogues et à l’alcool. De plus, les adolescents sont davantage touchés, car c’est souvent à cette période que les gens commencent à consommer des drogues illicites et, couramment, la consommation se poursuit à l’âge adulte. L’adolescence est une période où le développement n’est pas encore complété. Ils seraient donc plus vulnérables aux conséquences de la consommation comme la dépression et l’anxiété lors de la consommation de cannabis, par exemple, en l’occurrence, par la toxicomanie. D’autant plus qu’il y a des effets détectables à l’âge adulte même après l’arrêt de la consommation. Et le risque d’abus et/ou de dépendance augmentent encore si l’individu (adolescent ou adulte) a été abusé sexuellement, s’il est un travailleur du sexe ou encore s’il est un jeune de la rue. L’abus et la dépendance aux drogues ont des effets néfastes non seulement sur la santé physique et psychologique, sur l’aspect social et financier de la personne qui consomme, mais touche aussi sur leurs familles et leurs collectivités.

Il est important de noter que les drogues n’ont pas toutes le même potentiel de dangerosité. Au Canada, plusieurs médicaments en vente libre ne présentent aucun danger pour la santé si la personne suit les instructions sur l’étiquette, quoiqu’il arrive qu’il y ait des effets secondaires indésirables malgré le respect de la posologie et des consignes. Par contre, les drogues illégales, achetées sur le marché noir, ont plus tendance à être nocives puisqu’il est difficile de prévoir leurs effets et peuvent être beaucoup plus dangereux.

Plusieurs campagnes de prévention sont déjà en place depuis plusieurs années. Mais cette prévention affecte-t-elle vraiment le consommateur? À mon avis, elle affecte le consommateur qui a plusieurs facteurs de protection. Toutefois, pour le jeune qui est seul, maltraité, qui vit dans un environnement malsain et qui, en plus, a des tendances suicidaires, le fait de savoir que les drogues apportent plusieurs conséquences négatives ne doit pas vraiment l’affecter. J’opterais plutôt pour de la prévention directe, c’est-à-dire, une approche directe avec le jeune qu’on soupçonne susceptible d’être à risque, particulièrement chez les jeunes de 14 ans et moins puisque c’est cette catégorie d’âge qui est le plus à risque de développer une dépendance qui entraine chez lesquels les déficits cognitifs, l’anxiété et la dépression dus à celle-ci.

N’hésitez pas à me contacter si vous doutez que vous avez un problème de toxicomanie! 819-699-0388

 

Référence

http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1102_UsageSubsPsychoativesJeunes.pdf