Sexualité chez les personnes âgées

 

Est-il vrai de dire que les personnes âgées, c’est-à-dire, les personnes âgées de plus de  65 ans, n’ont plus de sexualité? Est-il vrai de prétendre que, rendu à un certain âge, les personnes n’ont plus de désir sexuel et n’ont plus de relations sexuelles? Et jusqu’à quel âge ont-elles encore une vie sexuelle active?

Lorsque les personnes arrivent à leur retraite, elles ont plus de temps à elles et à consacrer à leurs proches, en l’occurrence leur conjoint(e). D’autant plus que beaucoup gens prennent leur retraite plus tôt. Elles ont moins de soucis liés au travail ou à leur organisation du temps, un horaire moins astreignant donc, plus de place pour les petites attentions puisqu’elles ne sont plus prises dans une routine de vie qui roule à toute vitesse.

De plus, la santé de nos aînés est meilleure qu’avant, sans compter les médicaments sur le marché pour augmenter la performance sexuelle, par exemple le Viagra. D’autant plus que la mentalité par rapport à la sexualité a beaucoup changé, la religion n’ayant plus l’influence qu’elle avait. En conséquence, ces personnes peuvent avoir une vie sexuelle active même dépassé l’âge de 65 ans, et même jusqu’à un âge très avancé, du moins, pour celles qui sont encore en bonne santé physique et psychologique.

Toutefois, on doit quand même considérer l’aspect physiologique ainsi que la santé qui dépérit avec l’avancement en âge. La détérioration physiologique commence graduellement après 45 ans et se détériore considérablement après 85 ans (Vézina, J., Cappeliez, P. & Landreville, P. 2007), période où il y a un plus grand risque d’invalidité et de maladies graves. Si leurs capacités physiologiques diminuent, peut-être que le désir d’une sexualité épanouissante diminue aussi puisque c’est une période où il y a plusieurs deuils à faire donc, peut-être que ces gens accordent moins d’importance à la sexualité. Sans compter si la personne est atteinte d’une maladie quelconque.

De plus, non seulement ces personnes vieillissantes doivent faire le deuil de leurs capacités physiologiques, n’étant plus ce qu’elles étaient, mais elles doivent aussi, avec l’avancement en âge, faire le deuil des gens autour d’eux ce qui inclus, dans plusieurs cas, la perte du conjoint(e), ce qui n’est pas toujours facile et peut même aller jusqu’à la dépression.

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte concernant la sexualité des personnes âgées, entres autres, la personnalité de la personne, ses pertes physiologiques, car elles ne subissent pas toutes les mêmes pertes ni avec le même degré, l’acceptation du vieillissement, le vécu et la santé de la personne et j’en passe. Comme Hornung l’explique si bien dans une entrevue pour ARTE (2006) : « … il est élevé dans les plus jeunes années et se maintient jusqu’à un âge tardif. Malgré l’érosion de l’intérêt pour la sexualité et l’activité sexuelle, notamment à un âge avancé, l’épanouissement sexuel reste constant et transcende toutes les catégories d’âge. » Alors, si une personne accepte bien son vieillissement, qu’elle évolue bien, qu’elle a, en plus, une bonne santé physique et psychologique, car quand on est malade, le désir se fait souvent moins sentir, et en plus, qu’elle est avec son conjoint (e), cette personne peut avoir une vie sexuelle active très longtemps. D’autant plus que la sexualité est un instinct naturel propre à chacun. Alors s’il n’a pas été réprimé pour quelques raisons que ce soit, il n’y a aucune raison qu’elle s’éteigne, même rendu à un âge avancé.

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Références

Vézina, J., Cappeliez, P. & Landreville, P. (2007). Psychologie gérontologique. 2e édition. Boucherville : Gaëtant Morin.

http://www.arte.tv/fr/1393846.html

http://www.health-sexuality-money.com/sexualite-des-personnes-agees.html

http://www.lombriere.fr/sexualite_en_maison_de_retraite.htm