L’approche cognitivo-comportementale

 

L’approche que j’utilise principalement est l’approche cognitivo-comportementale. Mais qu’est-ce que cette approche? Épictète disait: « Ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur ces choses. » Qu’est-ce que cela veut dire? Vous n’avez qu’à penser à l’opinion que chacun a de chaque chose ou événement. Est-elle la même pour tous? Évidemment, non, ce qui signifie que dépendamment de la façon qu’on va juger une chose ou un événement, nous allons ressentir des émotions plus ou moins agréables ou désagréables.

Mais alors, qu’est-ce que l’approche cognitivo-comportementale? Cette approche part du principe que les difficultés des personnes résident dans leur façon de penser, leurs croyances, leurs idées ou des comportements inadéquats qui ont été appris dans leur environnement. Selon Élis (1962), «Ce ne sont pas les situations qui causent les émotions, mais la manière dont on les interprète». Chaque événement ou situation procure une OCCASION de ressentir une émotion. Donc, le rôle du Coach de vie est de l’accompagner, mais aussi de tenter de faire prendre conscience à la personne souffrante de ses idées irréalistes (voir mon articles «11 idées irréalistes et ses conséquences»), de ses croyances souvent erronées et de ses erreurs de pensée (voir mon article «Les erreurs de pensée»), de ses exigences irrationnelles, et de l’aider à les confronter avec la réalité afin de les rendre plus réalistes pour ainsi diminuer l’intensité, la durée et la fréquences des émotions désagréables pour en arriver à ressentir davantage d’émotions agréables.

« … elle favorise l’acceptation inconditionnelle de soi, l’acceptation des autres et de leurs actes … sans nécessairement les apprécier. Elle permet aussi de hausser son seuil de tolérance vis-à-vis des frustrations sous la forme suivante: ayons le courage de changer ce qui peut être changé, la sérénité d’accepter ce qui ne peut être changé, sans pour autant l’aimer, et la sagesse de reconnaître la différence entre les deux … »

- Isabelle Nazare-Aga

Par exemple, si on perd un être cher, on peut s’entendre pour dire que c’est loin d’être agréable, cela peut même être très pénible. Toutefois, c’est loin d’être catastrophique, terrible ou l’enfer. Ça fait parti de la vie! Plusieurs personnes perdent un être cher chaque jour et la majorité survie à cela, péniblement certes, mais y survie, et même que certaines personnes en font quelque chose de constructif comme, par exemple, l’animateur de nouvelles Pierre Bruneau qui a créé une fondation pour la recherche sur le cancer (Fondation Centre de cancérologie Charles Bruneau) suite au décès de son fils, Charles. Ce que je veux dire, c’est qu’entre vivre un événement comme étant catastrophique, terrible, horrible et le vivre comme étant désagréable, voire même très pénible, il y a de forte chance pour que cet événement soit ressenti moins intensément si on le considère comme étant désagréable ou même très pénible que si on le considère comme étant catastrophique ou l’enfer. N’êtes-vous pas d’accord? Si en plus, vous y trouvez un sens, il sera vécu comme pénible, certes, mais moins que si cet événement ne prend aucun sens pour vous.

La principale cause des émotions

L’approche cognitivo-comportementale est reconnue pour être efficace dans les cas de dépression, de trouble anxieux comme les phobies, attaques de panique, etc. Et elle s’avère utile pour mieux gérer le stress, la colère et dans la gestion de la douleur chronique.

En résumé, tout est dans la façon dont on interprète les choses et les événements. Certes, il n’y a pas de solutions ou de techniques miracles pour passer à travers les moments difficiles et pénibles, mais l’approche cognitivo-comportementale s’avère efficace dans plusieurs situations. Il est important de retenir que le but n’est pas de ne plus ressentir d’émotions, mais d’en RÉDUIRE l’INTENSITÉ, la FRÉQUENCE et la DURÉE.

 

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Vous pouvez aller lire d’autres articles en lien avec les émotions:

http://relationaide.net/les-emotions-et-leur-cause

http://relationaide.net/les-erreurs-de-pensee

http://relationaide.net/11-idees-irrealistes-et-ses-consequences

http://relationaide.net/comment-gerer-ses-emotions

 

 

Références:

Borgia, A. 1998. Devenir maître de ses émotions: Guide pratique pour apprendre à être heureux.

Auger, L. (1974). S’aider soi-même : Une psychothérapie par la raison. Ottawa, ON, Les éditions de l’homme ltée.

http://www.physio-sante.com/services/psychologie.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bruneau