La tristesse

 

La tristesse est probablement l’émotion désagréable la moins pénible et la plus ressentie puisqu’elle est inévitable selon Auger (1974, 2001, 2004, 2012). Dès qu’un désir n’est pas comblé, assurément, nous vivons de la tristesse aussi minime soit-elle. La tristesse peut prendre la forme d’ennui, de peine ou de chagrin.

Selon Auger, la tristesse ne peut se séparer de l’état de frustration conscient. L’état de frustration conscient constitue un état psychologique non émotif. Il faut 2 conditions pour être dans un état de frustration : 1) Le désir doit être présent. Il est causé par l’idée que ceci est bon pour moi. 2) Ce désir doit être non satisfait. (Voir aussi mon article sur «Le bonheur»).

La principale cause des émotions

La plus grande différence entre la tristesse et les autres émotions désagréables telles que l’anxiété, la colère, la culpabilité et la dépression, c’est que la tristesse provoque un certain soulagement alors que les autres émotions désagréables grugent beaucoup l’énergie de la personne qui les ressent en plus de l’amener à se conduire de façon inadéquate et stupide. La tristesse possède donc un caractère dynamique, c’est-à-dire, qu’elle va amener la personne à se mettre en action afin d’obtenir ce qu’elle désire

Toutefois, il ne faut pas croire qu’elle n’est pas douloureuse pour autant et que nous ne sommes pas en mesure de la faire durer dans le temps. Au contraire. Il suffit de continuer à penser à ce qui nous rend triste pour prolonger le sentiment de tristesse. Le meilleur exemple, est lorsque nous perdons un être cher. Il suffit de penser à la personne pour que la tristesse se fasse ressentir. Rien n’est pas plus facile que de trouver des occasions pour ressentir des émotions désagréables.

En résumé, la tristesse est une émotion désagréable qui peut avoir une utilité si on sait l’utiliser avec parcimonie. Rien ne sert de s’apitoyer sur son sort. Pour reprendre l’exemple d’Auger (2012), rien ne sert de rester devant la tablette vide à pleurer : le produit ne reviendra pas. Toutefois, si on apprend à mettre son énergie à trouver des solutions, tout devient possible et c’est d’autant plus constructif.

 

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Vous pouvez lire d’autres de mes articles en suivant ces liens:

http://relationaide.net/le-bonheur

http://relationaide.net/culpabilite-dou-vient-elle

http://relationaide.net/la-colere-dou-vient-elle

 

Références:

Auger, L. (2001 ). Le temps d’apprendre à vivre. Repentigny, QC, Collection microthérapie.

Auger, L. (2001). L’approche émotivo-rationnelle. Repentigny, QC, Collection microthérapie.

Auger, L. (2012). Prendre soin de soi. Brossard, QC, Les éditions Un monde différent ltée.

Auger, L. (1974, 2004). S’aider soi-même : Une psychothérapie par la raison. Ottawa, ON, Les éditions de l’homme ltée.

http://lucienauger.com/Librairie.html