La solitude comme sentiment

 

Depuis la nuit des temps, le sentiment de solitude accapare l’être humain et affecterait toute la population des plus jeunes aux plus âgés (Ouellet & Joshi, 1987). Pourtant, les études dans le domaine sont peu nombreuses et récentes. Sullivan (1953) décrit le sentiment de solitude comme «une expérience extrêmement pressante et déplaisante en rapport avec une décharge inadéquate du besoin d’intimité humaine, d’intimité interpersonnelle». D’autres auteurs, comme Fromm-Reichmann (1959), vont dans le même sens. Celui-ci peut même conduire à des troubles psychotiques (Ouellet, 1987).

 

Toutefois, quoique le sentiment de solitude soit inhérent à tout être humain, il peut être vécu de deux façons selon Mouskata (1961) qui a écrit un livre entier sur la solitude. Tout d’abord, l’anxiété de solitude, qui est provoqué par une rupture fondamentale entre ce que la personne est et ce qu’elle pense être, peut empêcher celle-ci d’être vraiment elle-même, de s’épanouir et de se réaliser. Cependant, selon cet auteur, on peut la vivre comme une expérience véritable, naturelle et authentique. Elle pousse à la créativité et permet de se retrouver avec soi-même et vivre pleinement en fonction de ce qu’on est réellement et en toute liberté (Ouellet, 1987).

 

Quant à Weiss (1973), il caractérise la solitude comme une détresse qui gruge, sans possibilité d’amélioration. Il différencie 2 types de solitude soit l’isolement émotionnel qu’il définit comme «l’absence d’un attachement intime, l’absence de la proximité d’une autre personne qui produirait un sentiment de sécurité et de bien-être».» L’anxiété et l’appréhension domineraient dans ce type d’isolement. Ensuite, l’isolement social qu’il décrit par «un manque de satisfaction dans les relations amicales ou l’absence d’engagement dans un réseau social». Des sentiments d’exclusion primeraient dans celui-ci.

 

En conclusion, le sentiment de solitude serait essentiel au maintien du bien-être de la société et serait donc normal (Flanders, 1982). De plus, dépendamment de la façon dont on vit la solitude, elle peut être dévastatrice comme elle peut être créatrice (Mouskata, 1961) … alors à vous de choisir!oisir!

 

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Référence :

Ouellet, R., & Joshi, P. (1987). Le sentiment de solitude en relation avec la dépression et l’estime de soi. Revue québécoise de psychologie, 8(3), 40-48.

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