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La résilience selon Boris Cyrulnik

Posté le 2018/05/03

Résilience selon Boris CyrulnikLa résilience, que savons-nous sur ce thème? Quelle définition lui donne-t-elle? Comme être humain, nous avons tous en commun le fait de ne pas être à l’abri de l’adversité. Tout le monde a vécu ou vivra, à un moment ou l’autre de sa vie, une …

Résilience selon Boris CyrulnikLa résilience selon Boris Cyrulnik

    La résilience, que savons-nous sur ce thème? Quelle définition lui donne-t-elle? Comme être humain, nous avons tous en commun le fait de ne pas être à l’abri de l’adversité. Tout le monde a vécu ou vivra, à un moment ou l’autre de sa vie, une ou des périodes difficiles, pénibles : on a l’impression que tout bascule, le sentiment d’être perdu, que tout s’écroule autour de nous. Que faire dans ces moments ? Comment réagir ?

 

« La résilience, ce n’est pas ‘‘faire avec’’,

c’est ‘faire de’’. »

- Boris Cyrulnik

 

    

    Saviez-vous que, dès les dernières semaines de la grossesse, l’enfant commence à développer ses ressources internes? Il commence déjà à percevoir son environnement et à former sa carte du monde, c’est-à-dire sa propre réalité. Selon ses sensibilités, ce qui est important pour lui, il sélectionne les éléments de son environnement qui feront partis intégrantes de son monde et sa propre réalité. Il fait des apprentissages. Ensuite, il façonne son monde selon les informations qu’il sélectionne de son environnement.

    Quand il vient au monde, l’enfant a déjà choisi (inconsciemment) les types de comportements qu’il adoptera, sa façon d’aimer et d’être aimé  selon ce qu’il a perçu de son environnement et tout cela s’insère dans sa mémoire. Il a déjà construit SA carte du monde.

    Cela explique la réaction de certains enfants et adolescents abandonnés à la naissance quand on tente de les aimer. Ils ont appris qu’ils ne valent pas la peine d’être aimé. Or, il est moins dangereux, moins menaçant pour eux d’être rejetés, abandonnés qu’être aimés. L’amour leur fait peur. Ils se disent : « Mes parents m’ont abandonné alors pourquoi je mériterais d’être aimé? »

    Cela explique aussi la raison pour laquelle certaines gens retournent toujours dans les mêmes « patterns », dans les mêmes situations, vers le même type de personne. Il est plus facile de vivre dans un milieu, un environnement connu que de faire face à l’inconnu qui peut paraître menaçant.

    Boris Cyrulnik, éthologue, neuropsychiatre et psychanalyste, a consacré plusieurs ouvrages à ce sujet particulier : la résilience. En physique, la résilience signifie la capacité d’un corps à résister à un choc. En psychologie, elle est, pour une personne, « la capacité à vivre, à réussir, à évoluer favorablement malgré des événements traumatisants vécus dans le passé. »

    La résilience est donc  l’aptitude à « rebondir », à retomber sur ses pieds, à s’adapter à la suite d’un événement pénible,  à le transformer en quelque chose de constructif qui nous permet d’apprendre et de grandir.

    Quand on a l’impression que tout bascule, il est essentiel de s’arrêter pour vivre ce sentiment désagréable, pour ensuite chercher des solutions afin de retomber sur nos pieds et retrouver le chemin à suivre, se reconstruire. Mais surtout : donner un sens à cette situation douloureuse. C’est du moins la définition des Américains de la résilience : se sortir d’une épreuve.

    Pour Boris Cyrulnik, il ne peut y avoir de résilience que s’il y a eu un traumatisme, une déchirure. Il doit y avoir une mort dans l’âme et un retour à la vie. La personne meurt intérieurement et redevient maître de ses émotions, de sa vie. Sinon, pour lui, c’est une épreuve.

    La différence entre le traumatisme et l’épreuve est que dans cette dernière, la personne reste elle-même tandis que dans le traumatisme, la personne se sent plus ou moins morte à l’intérieur. Or, selon lui, aucun enfant ne peut devenir résilient seul. Le résilient doit puiser dans ses ressources internes, il doit se battre pour ne pas se laisser entraîner vers le fond … jusqu’à ce qu’une personne devienne significative pour lui et lui tende la main pour lui offrir une ressource externe. Cette personne, le plus souvent dans son entourage immédiat, devient alors un facteur de résilience dans la mesure où elle lui donne l’« espoir » qu’il lui est possible de se reconstruire, de revivre.

    C’est en percevant les forces chez une personne en difficulté et en misant sur celles-ci qu’on lui permet de remonter la pente et de se reconstruire une vie plus satisfaisante. La résilience est avant tout le développement de liens significatifs.

    L’écriture reste, pour lui, un facteur de résilience très important. Le fait d’écrire son histoire a un effet libérateur. Souvent, les gens qui vivent un traumatisme demeurent emprisonnés des images du passé chargées d’émotions intenses et les évacuer sur papier les aide à s’en dégager.

    Tout comme Lucien Auger, il explique comment la réaction de l’entourage suite au dévoilement a un effet significatif sur la façon dont l’enfant va réussir à surmonter son traumatisme. Si l’entourage réagit en accompagnant l’enfant, sans exagération ni dramatisation, celui-ci s’en sortira mieux que si l’événement est perçue comme étant épouvantable et qu’il se positionne en prophète de malheurs.

    Est-ce que la résilience s’apprend ? Pourquoi pas ? Certaines personnes semblent  posséder des ressources internes et externes facilitant la résilience. Mais, personne ne naît avec la capacité innée de faire face à l’adversité, cela s’apprend. Devant une situation perçue comme désagréable, pénible ou traumatisante nous nous découvrons souvent des forces que nous ignorions ou nous rencontrons des personnes qui deviennent significatives et aidantes. Comme l’explique Boris Cyrulnik, la résilience est un phénomène dynamique qui évolue dans le temps. On peut donc apprendre à être  résilient en changeant notre façon de voir les choses en l’occurrence, en changeant notre histoire de vie. Ce qui nous semble vrai aujourd’hui peut ne pas l’être demain. Tout n’est que perception. Il ne s’agit pas de nier les faits, mais simplement de changer la signification de ceux-ci et l’importance qu’on leur accorde.

 

 

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Références :

– Auger, Lucien. S’aider soi-même : Une psychothérapie par la raison, Montréal, Les éditions de l’Homme, 1974, 2004.

– Cyrulnik, Boris, Seron, Claude. La résilience ou comment renaître de sa souffrance? Paris, Faubert, 2003.

– Cyrulnik, Boris, Elkaïm, Mony, Maestre, Michel. Entre résilience et résonance. Paris, Fabert, 2009.

– Cyrulnik, Boris. Un merveilleux malheur. Paris, Odile Jacob, 1999.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Cyrulnik

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